Cape Town

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Vendredi 31 mars 2006
Dès les années 1700, la péninsule du Cap et les terres viticoles étaient largement peuplés. Les Khoi affaiblis n’offrent plus de réelle résistance et les animaux sauvages peuplants la région grandement décimés. Les esclaves et les Khoi sont employés dans les champs et pour l’élevage alors que les Burghers, pauvre en Europe, se retrouvent propriétaires des terres.

VOC n’entrava pas l’extension de la colonie mais y investissait très peu d’argent considérant toujours le Cap comme un poste avancé pour le ravitaillement des navires de passage. Mais pour garder le controle de leur commerce et empêcher les navires de commercer directement avec les Burghers, le VOC gardait toujours une milice à porter de main. Il ne développa ainsi aucune infrastructure pour la population, pas d’église ou très peu, pas d’école ni d’imprimerie donc pas de journaux, juste un hôpital pour les soldats.

Mais l’influence du VOC se faisait moins sentir loin du Cap. Les Boers qui ont prospéré grâce à l’élevage et l’agriculture s’érigèrent en petites communautés autosuffisantes avec leur propre administration. Ils construisirent donc des grandes demeures dans le style hollandais devenu Cape Dutch (exemple à Stellenbosch). Ces fermiers, de génération en génération, continuaient ainsi leur expansion dans les terres voulant toujours garder le statut de chef et de propriétaire (baas en afrikaans). On les appelle les trekboers. Inévitablement, ils rencontreront d’autres tribus Khoi et même des tribus Bantu.

Les Khoi et les San montèrent des guérillas opposées au trekbœrs dès les années 1730. Ils  réussissaient apparemment à contenir les trekboers mais le VOC envoya des forces depuis le Cap et s’en suivit un génocide de la population Khoisan. Les trekboers ont pu ainsi continuer leur expansion vers l’est après avoir dévasté le Karoo où ils rencontrèrent les 1ers Xhosa vers les années 1780 qui opposèrent une résistance beaucoup plus grande que les Khoisan car mieux organisés.

Pendant ce temps la vie au Cap continuait «tranquillement». La ville était qualifiée de très agréable au XVIIIieme siècle, surtout quand on vient de passer quelques semaines en pleine mer. De nombreux esclaves étaient encore amenés (Madagascar, Malaisie, Maurice, Inde, Sri Lanka…) dans la colonie. C’était l’époque des métissages également, il y a même eu quelques mariages entre européens et esclaves émancipes.

Dans les années 1780, le Cap connut une belle expansion, malgré la guerre entre la France et les Pays Bas contre les Anglais. Des troupes françaises étaient en garnison au Cap de 1781 à 1784. La présence française commençait à se faire sentir, de nombreux commerçants ont fait du Cap une étape intermédiaire avant les îles de l’Océan Indien tel la Réunion et Maurice. Le commerce était fleurissant menant à une expansion économique de la ville. Mais la situation empira bien vite due à l’inflation et au déclin du VOC démantelé en Indonésie par la British East India Compagny.

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Par Sam - Publié dans : Cape Town
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